Une semaine déjà depuis la dernière CitizenCon, évènement annuel majeur pour le jeu Star Citizen.

Une semaine riche en rebondissements et polémiques, en particulier sur le nouveau 400i de chez Origin qui déchaine les passions, à l’inverse de l’imposant Libérator de chez Anvil dont finalement on parle assez peu alors que l’attente était forte depuis deux ans pour ce vaisseau.

J’ai choisi d’attendre une semaine pour reparler de la CitizenCon, afin de prendre un recul nécessaire sur l’évènement et porter un regard peut être moins amplis de passion !

Vous ne trouverez pas ici une synthèse des informations apprises pendant l’évènement, car la littérature est déjà très importante sur le sujet, mais vous y lirez une analyse un peu plus personnelle et partiale sur la manière dont j’ai vécu l’évènement.

Pour contextualiser mon expérience, je suis quelqu’un qui se déplace en personne lors des évènements CIG, et c’est pourquoi j’ai toujours été présent physiquement lors des dernières CitizenCon. La manière dont j’ai vécu l’évènement 2951 virtualisé passe forcément par le prisme de la comparaison avec les éléments physique, c’est pourquoi une personne qui a vécu sa première Citizencon cette année aura une vision probablement très différente.

Tout d’abord, non, l’évènement de cette année n’était pas mauvais en soi, il était riche en contenu et des sujets structurants ont été évoqués, en particulier la partie sur le server meshing.

Cependant de mon point de vue personnel, il manquait la magie habituelle des CitizenCon physiques.

L’âme de la CitizenCon c’est l’émulation de la foule, parcourir les différents stands proposés par CIG, ou les joueurs, manger des pâtes dans une boite en carton Big Benny’s en ayant une discussion passionnée entre fans du jeu.

L’âme de la CitizenCon c’est une chasse aux tortues dans tout le centre de conférence (peu de gens auront cette référence j’en ai bien conscience !)

L’âme de la CitizenCon c’est Chris Roberts qui arrive sur scène devant la salle en délire et présente sa vision pour le jeu. C’est Chris Roberts qui commente la démonstration live du jeu et qui est embarrassé lorsque celui-ci crache en pleine démo. C’est Chris Roberts qui fait des promesses qu’il ne pourra jamais tenir, on le sait bien, mais ça fait toujours plaisir.

Bien entendu, on ne peut pas reprocher à CIG de ne pas avoir tenu une conférence physique cette année, car on connait tous le contexte compliqué de ces deux dernières années.

Ils ont essayé de retranscrire l’évènement de façon totalement digitalisée et l’effort était là on ne peut pas le nier.

J’ai énormément apprécié la diffusion de contenus vidéos de la communauté dans les interludes, c’était très sympa, on a eu également les différents concours organisés, comme les images de cosplay qui font habituellement entièrement partie de l’événement.

On ressentait vraiment la passion dans la voix des différents intervenants, artistes et développeurs et cela faisait plaisir de ressentir leur investissement dans le projet.

Disco Lando était également génial comme à son habitude.

Cependant j’aurais voulu plus de Chris Roberts pendant l’évènement. Il était inhabituellement en retrait par rapport à d’habitude, avec seulement une introduction et une conclusion de l’évènement.

J’aurais apprécié de le voir commenter la démonstration de la mission d’infiltration par exemple : dans les précédentes CitizenCon, c’était lui qui leadait cette partie.

J’attendais de sa part aussi sa vision longs termes sur le jeu, le fameux « road to release » qui nous donnait la direction pour les deux ans à venir, avec des prédictions de sorties de gameplay et de vaisseaux.

On le sait, depuis quelque temps CIG est beaucoup plus rationnel sur les promesses et la roadmap, c’est un changement clair en termes de communication qui a pour vocation de générer moins de déception dans la communauté. Cependant à mon sens le rôle d’une CitizenCon c’est aussi de faire rêver la communauté et de la rassurer sur l’avenir.

À propos du contenu des conférences en elles-mêmes, certaines étaient vraiment trop techniques pour être présentée ainsi au grand public. Je pense en particulier à celle sur Gen 12 et Vulcan ou le server meshing.

Je comprends la volonté de montrer le savoir-faire de CIG et de nous prouver qu’ils sont à la pointe de la technologie, cependant clairement la majorité des gens n’écoutaient plus vraiment.

Par ailleurs CIG a surpris tout le monde en ouvrant le PTU 3.15 vague 1 en plein milieu de l’évènement. Bien que cela ait été extrêmement populaire pour les joueurs, à mon sens cela manquait vraiment de considération pour tous les intervenants qui arrivaient après.

La dernière conférence avec Tony était clairement là pour le « ouahou effect » de fin d’évènement.

J’adore Tony, tout le monde adore Tony, son travail sur le jeu est formidable et si sa vision se réalise, on aura vraiment un des meilleurs jeux de tous les temps, cependant on a parfois l’impression que CIG utilise stratégiquement cette popularité pour rassurer les joueurs.

Pour revenir à la première conférence, la première heure a été dédiée à la présentation d’artworks. C’était beau, les artistes étaient passionnés il est vrai, mais cela n’est pas ce à quoi l’on s’attendait. Pour beaucoup de gens, le système Pyro devait être bien plus avancé que cela ; et nous montrer des images pendant une heure nous a montré qu’il restait probablement énormément de travail en termes d’implémentation ingame. Clairement ce contenu avait plus sa place dans un Inside Star Citizen que dans une CitizenCon.

La 2e heure avec la démonstration ingame était parfaite, bien que comme je le disais, la présence de Chris aurait été un plus. Je ne doute pas du travail monumental que cela demande, mais clairement les joueurs auraient préféré 2 h de démonstrations en début d’évènements avec une présentation des nouveaux gameplays qui nous avaient été promis il y a longtemps.

Pour conclure cet article, je tiens à réaffirmer que non, cette CitizenCon 2951 n’était pas mauvaise compte tenu des conditions de réalisations, cependant elle était un peu en dessous des ambitions que beaucoup de joueurs avaient après ces deux ans d’attente.

En vérité, il ne lui manquait pas grand-chose : un peu plus de Chris Roberts, un peu plus de démonstration ingames et de belles cinématiques, mais aussi plus de vulgarisation technique aussi sur les sujets complexes.

J’espère pour ma part que nous aurons à nouveau une citizenCon physique l’année prochaine pour retrouver la magie intrinsèque aux évènements physiques.

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1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour Korian Munshine, merci d’exprimer et résumer ici ce que pas mal d’officionados de SC en ont déduit après une nuit « blanche » dans ce qui restait de nocturne du 09 au 10/10. Il est un fait que ceux qui ont déjà participé physiquement à un Cit’Con sont restés avec un goût de manques au fond de la gorge mais pandémie oblige, le monde a été bouleversé et pas que…Et donc, après une annus horibilis 2020 de privations, CIG est revenu avec une version « virtuelle » qui elle n’a pas connu de 30K (haha) et pour quelqu’un comme moi dont c’était la première, je me suis régalé d’écouter un plein programme fait de rêves et de tentatives d’y accèder et je dis bravo à CIG pour avoir réalisé cet exploit qui devait avoir le ressenti final d’un regroupement « familial » en se serrant les coudes.Mais tu as raison quand tu cites le peu d’intervention de la part de Chris Roberts car ce qui fait la réussite d’un event tel que celui-ci tant attendu, c’est l’éclairage permanent et constant de son gourou….Le goût de trop peu, il est là pour moi…Excellent article, merci de nous avoir amené sur le sujet….

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